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International Association of Parliamentarians for Peace

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La question religieuse dans un État laïque

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Montreal, Canada - Le samedi 8 novembre à Montréal la Fédération pour la paix universelle (FPU) tenait le colloque La question religieuse dans un État laïque : la religion doit-elle être écartée de la vie publique ? M. Archie Martin de la nation Mik’maq a accueilli les soixante participants à la manière des Premières Nations, affirmant que « les autochtones ont toujours recherché la paix ». Puis, après une introduction de la FPU par M. Franco Famularo, secrétaire-général de la FPU au Canada, M. Alan DeSousa exprima sa fierté de compter la FPU dans l’arrondissement dont il est maire. Selon lui les religions doivent se parler afin de créer une meilleure communauté, car les valeurs universelles se trouvent dans toutes les religions.

La réflexion sur le thème Laïcité et religion : cohabitation possible ? a été abordée par David Koussens (titulaire de la Chaire de recherche sur les religions en modernité avancée de l'Université de Sherbrooke), Martin Bellerose (théologien),Jonathan Guilbault (éditeur et critique) et Danièle De Lorimier (répondante de services pastoraux). La réponse à la question posée est en général « oui », car tous s’entendent pour dire que la laïcité a été conçue pour assurer la liberté de religion. Cependant ils mettent en garde contre une tendance qui associe la laïcité à un discours antireligieux.

Le thème La religion contribue-t-elle au bien-être de la société ? a été abordé par Anthony Mansour (Académie des œcuménistes de l’Amérique du Nord), Daniel Picot (Religions pour la paix), Alain Vaillancourt (curé de la Basilique Marie-Reine-du-Monde) et Isabelle Laurin (secrétaire du Conseil des leaders religieux de Montréal-Nord). Ils ont montré le rôle unique que jouent les communautés de foi et les regroupements interreligieux d’abord au plan local en termes de soutien à l’épanouissement des familles, de lieux d’appartenance, d’intégration des nouveaux arrivants, d’engagement de la jeunesse, etc. ; ensuite au plan international en termes de réseaux de communication, de travail humanitaire, de création de ponts entre les communautés, les pays.

En après-midi, une discussion animée par Guillaume Tremblay (cinéaste) et Solange Lefebvre (titulaire de la Chaire Religion, culture et société à l’Université de Montréal), a suivi la projection du film L’heureux naufrage de M. Tremblay. On a pu constater le défi d’une quête de sens dans un contexte où l’appartenance à une religion n’est pas populaire.

M. Réal Ménard, ancien député fédéral et maire de l’arrondissement Mercier—Hochelaga-Maisonneuve a par la suite pris la parole et exprimer son grand intérêt pour les discussions sur les thèmes abordés.

Les questions posées ont été explorées de façon très judicieuse à partir des perspectives de chacun des panélistes. Le rôle de la laïcité comme protectrice de la liberté religieuse a été clairement rappelé.

Une analyse des circonstances actuelles de l’interprétation de la laïcité, des avertissements pour éviter de dévier du rôle premier de la laïcité ainsi que des attitudes à respecter aussi bien du côté des religions que des dirigeants civiques ont été précisé afin de préserver une culture de paix.