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F. Gonzalez : L’art de Gouverner l’espace public

May 2, 2008

English, Español

Un Sommet des Amériques a réuni à Washington, du 28 avril au 2 mai 2008, 160 délégués de 32 pays d’Amérique du Nord et du Sud. Il s’agissait de cerner les chances et les obstacles pour des liens meilleurs dans l’hémisphère. On trouvait parmi les congressistes six anciens chefs d’État et de gouvernement, quatre présidents de parlement en fonction, 27 parlementaires, des membres du corps diplomatique, diverses autorités religieuses, et des responsables de mouvements de femmes et de jeunesse. Nous reproduisons ici quelques extraits de l'allocution présentée par l'ancien Premier ministre espagnol.

La politique est l’art de gouverner l’espace public que nous partageons – au niveau municipal, national, ou régional. Les dirigeants qui emportent la majorité des suffrages doivent arbitrer une pluralité d’opinions. Les peuples d’Amérique latine et des Caraïbes sont maîtres pour établir des partis politiques en tout genre, même si leurs adhérents tiennent à peine dans un taxi. Le hic, c’est qu’on doit gouverner pour ceux qui ont voté pour nous ainsi que pour ceux qui ne l’ont pas fait. Polariser le pays, jouer l’équipe A contre l’équipe B, c’est trahir l’autorité morale.

Le sentiment d’identité des gens s’est diversifié. On dit par exemple que l’identité de l’Union européenne est judéo-chrétienne, mais on ne sait comment gouverner l8 millions de musulmans qui vivent en Europe ainsi que les juifs qui continuent d’habiter l’Europe depuis la deuxième guerre mondiale.

Mon pays m’a chargé d’une mission impossible durant la guerre en Yougoslavie. J’avais vécu la moitié de ma vie en dictature et la moitié en démocratie. Je sais que la démocratie ne s’impose pas par des chars et des fusils. Mes amis qui étaient nés dans des pays où l’on a connu la démocratie sur plusieurs générations voulaient que Milosevic respecte les minorités, mais comment voulez-vous respecter les minorités quand vous n’êtes pas prêts à respecter le vote de la majorité ?

La plupart des gens en Yougoslavie sont des Slaves du Sud. Certains se définissent comme des chrétiens orthodoxes, d’autres comme des catholiques, et d’autres encore comme des musulmans. Mais quand la guerre a éclaté, chaque groupe s’est trouvé coincé et s’est détruit en excluant les autres. On vous disait que si vous n’étiez pas catholique, vous n’aviez pas le droit d’être Croate ; si vous n’étiez pas orthodoxe, vous n’aviez pas le droit de vous appeler Serbe ; et si vous n’étiez pas musulman, vous n’aviez pas le droit d’être Bosniaque.

Les sociétés vont vers plus de pluralisme quant au sens de l’identité et de l’appartenance de tous – même quand ils sont de religion ou de groupes ethniques identiques et parlent la même langue. Il faut gouverner cette diversité d’appartenance. L’art de gouverner est d’amener les gens à ne pas se tuer les uns les autres, et à avoir un minimum de respect les uns pour les autres. Les dirigeants ont en outre besoin d’un projet avec lequel les divers peuples peuvent s’identifier et avoir un intérêt partagé. Il peut y avoir une pluralité d’idées, mais tous doivent se rallier à un projet commun.

On dira : plus le niveau culturel est élevé, plus on a de chances d’adhérer à la paix et à la démocratie. L’Allemagne était d’un haut niveau de développement culturel, scientifique, technologique, musical et artistique, mais elle a déclenché deux guerres mondiales au vingtième siècle.

L’éducation à la paix ne se limite pas au droit de vote. Le droit de vote est un élément nécessaire en démocratie mais pas suffisant. Le chef est légitimé par le vote, pas par les bottes. La démocratie seule garantit que si les dirigeants agissent mal, le peuple peut les éconduire. Elle ne garantit un bon gouvernement qu’à long terme. Il faut progresser sans cesse et faire les choses sur le long terme.

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C. Shapiro: ¡Viva la Evolución ! dans l’Amérique latine

May 1, 2008

Aujourd’hui je veux vous proposer un nouveau slogan pour l’Amérique latine : non pas ¡Viva la révolución ! mais ¡Viva la evolución ! C’est en effet, je pense, ce qui s’est passé ici, et nous autres dans le monde développé n’y avons pas prêté attention. Pour autant que les media aux États-Unis traitent de l’Amérique latine, ils ont tendance à privilégier Fidel Castro, Hugo Chavez—des personnages pittoresques qui font l’actualité. Mais alors même que le public aux États-Unis ne s’intéressait pas assez à l’Amérique latine, elle était le théâtre d’importantes transformations.

L’Amérique latine et les Caraïbes ont joui d’une croissance économique soutenue, avec en prime un renforcement et une consolidation de leurs institutions démocratiques. Le Brésil est le plus grand pays d’Amérique latine, avec une des plus fortes économies du monde. En 2007, sa croissance économique a dépassé les 5%, attirant près de 35 milliards de dollars de nouveaux investissements étrangers. Le Mexique a eu une croissance de 5 % l’année dernière. Malgré une économie plutôt modeste, le Chili a aussi eu une croissance de 5 %, mais la réduction de la pauvreté y est la plus forte. Quand la démocratie fut restaurée en 1990, 47 % des citoyens chiliens vivaient sous le seuil de pauvreté au Chili. En 2006, le taux de pauvreté y dépassait à peine les 13 %. C’est extraordinaire. C’est rapide, et on en a besoin dans toute l’Amérique latine et les Caraïbes.

Le Brésil, le Mexique, et le Chili sont évidemment très différent l’un de l’autre. Ils ont leurs propres caractéristiques, et la raison de leur bonne tenue est qu’ils partagent une politique économique et sociale cohérente et stable. Depuis 1990, le Chili a eu quatre présidents différents. Depuis 1992, le Brésil a eu deux présidents, de bords politiques différents. Depuis 1995, le Mexique a eu trois présidents différents et deux partis très différents ont dirigé le gouvernement.

Au Brésil, au Mexique, et au Chili, les classes moyennes frôlent les 50% de la population. Quand j’en parle dans nos débats aux États-Unis, je dis que nous devons les comparer à l’Espagne, l’Italie et la Grèce de la fin des années 1960 et du début des années 1970 quand elles étaient au seuil d’un grand saut en avant tant dans leurs économies que dans le développement démocratique.

Je suis convaincu que le Pérou, la Colombie et le Panama vont arriver à reproduire ce qu’ont fait le Brésil, le Mexique et le Chili. L’année dernière, la croissance était de 7,8 % au Pérou, de 7,2% en Colombie, et le Panama faisait un extraordinaire 9 %.

Il est clair que les États-Unis ne peuvent se prévaloir de qui s’est passé dans ces trois pays, encore que nous y avons notre part. Et les États-Unis ne peuvent manifestement pas résoudre les problèmes de chaque pays. Seuls les citoyens de vos pays sauront résoudre ces problèmes. Mais nous pouvons aider. L’Union européenne peut aider. Les accords commerciaux servent à cela.

 

Charles Shapiro est le Coordinateur en chef du Groupe de Travail pour les accords de libre échange de l'hémisphère occidental, Département d'État des États-Unis

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J.F. Quiroga: ¡Viva la Intégración ! dans l’Amérique latine

May 1, 2008


Une séance aux côtés de Felipe González, c’est un vrai bonheur. J’ai connu l’ex Premier ministre d’Espagne quand il était un simple ministre de gouvernement, et je lui ai dit alors que quand j’aurais mûri, je voulais être comme Felipe González. Je ne suis pas arrivé jusque là, mais je me réjouis d’être assis près de lui.

Je salue cette rencontre, cette riche combinaison de nations de cultures et d’âges, d’intellectuels et de responsables sociaux et politiques ; je crois qu’il n’y a jamais eu de réunion aussi riche que cette rencontre hémisphérique parrainée par la Fédération pour la paix universelle. En ce premier jour de mai, je voudrais reprendre le mot de l’ambassadeur Shapiro : « Vive l’évolution ! » J’ajouterais : vive l’intégration de nos pays et de nos peuples pour pouvoir travailler ensemble.

Les peuples de nos pays ne doivent pas perdre leur citoyenneté quand ils fuient vers les États-Unis ou l’Europe pour améliorer leur situation économique. Nous sommes tous des êtres humains. Les droits civiques et l’intégration n’ont pas de frontières. Si le discours du Parti Républicain sur l’immigration se poursuit encore quelques mois, le mur entre les États-Unis et le Mexique dépassera les 40 mètres de haut.

On me demande qui est mon favori pour les primaires américaines. J’attends un président qui peut s’occuper de l’immigration. Mais l’immigration n’est pas un problème touchant les ressortissants des Caraïbes et de l’Amérique latine aux États-Unis ; ça touche aussi à la façon dont nous traitons les Boliviens en Argentine et les Nicaraguayens au Costa Rica, les Paraguayens en Espagne. Pourquoi ne pas pratiquer ce que nous prêchons ? Nous demandons à l’Espagne et aux États-Unis de bien traiter les immigrants, mais nous ne sommes pas prêts à le faire dans nos pays.

Je me dis que le potentiel économique des versements – les travailleurs qui envoient de l’argent des États-Unis en Amérique latine— est immense. C’est un énorme potentiel pour le développement économique de nos pays, qui devrait faire partie de l’agenda de l’intégration. Je vais lutter contre le trafic de drogue, je vais travailler sur des accords commerciaux. C’est une initiative pour les Amériques, et peut-être que dans ce processus nous demanderons à Felipe González de nous aider. Les Européens lui ont demandé d’ébaucher un nouveau plan pour l’intégration économique de l’Europe, alors pourquoi ne pas lui demander de nous venir en aide ?

En conclusion, il y a certaines menaces et quelques grandes opportunités. Nous devons créer un agenda pour l’hémisphère. Il devrait à mon sens reposer sur des valeurs partagées. Nous avons de belles montagnes des Andes, et en gravissant ces montagnes, nous voyons le soleil briller — comme l’économie — s’il fait beau, alors nous nous sentons grands. Le choses les plus importantes que nous devons ramener de ce sommet sont des accords. Il nous faut développer un agenda d’intégration.

Ne vous servez pas des pauvres pour atteindre le pouvoir. Nous devons changer les conditions sociales sans haine ni revanche. Nous devons nous intégrer pour que notre pays puisse s’améliorer et se développer. Nous protégerons nos libertés. Ne faites pas un millefeuilles de lois avec une montagne de régulations qui étouffent l’esprit. Il nous faut avoir l’ouverture, le dialogue religieux, l’intégration religieuse, l’intégration économique, et l’intégration politique. Même dans nos pays, nous ne parlons pas tellement de ces choses aujourd’hui.

Le président Sanguinetti disait hier que l’esprit déplace les montagnes. Je suis heureux si l’esprit et les valeurs partagées nous aident à franchir les sommets. Merci beaucoup.

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L’art de Gouverner l’espace public

May 1, 2008

English, Español

La Politique est l’art de gouverner l’espace public que nous partageons—au niveau municipal, national, ou régional. Les dirigeants qui emportent la majorité des suffrages doivent arbitrer une pluralité d’opinions. Les peuples d’Amérique latine et des Caraïbes sont maîtres pour établir des partis politiques en tout genre, même si leurs adhérents tiennent à peine dans un taxi. Le hic, c’est qu’on doit gouverner pour ceux qui ont voté pour nous ainsi que pour ceux qui ne l’ont pas fait. Polariser le pays, jouer l’équipe A contre l’équipe B, c’est trahir l’autorité morale.

Le sentiment d’identité des gens s’est diversifié. On dit par exemple que l’identité de l’Union européenne est judéo-chrétienne, mais on ne sait comment gouverner l8 millions de Musulmans qui vivent en Europe et les Juifs qui continuent d’habiter l’Europe depuis la Deuxième guerre mondiale.

Mon pays m’a chargé d’une mission impossible durant la guerre en Yougoslavie. J’avais vécu la moitié de ma vie en dictature et la moitié en démocratie. Je sais que la démocratie ne s’impose pas par des chars et des fusils. Mes amis qui étaient nés dans des pays où l’on a connu la démocratie sur plusieurs générations voulaient que Milosevic respecte les minorités, mais comment voulez-vous respecter les minorités quand vous n’êtes pas prêts à respecter le vote de la majorité ?

La plupart des gens en Yougoslavie sont des Slaves du Sud. Certains se définissent comme des Chrétiens orthodoxes, d’autres comme des Catholiques, et d’autres encore comme des Musulmans. Mais quand la guerre a éclaté, chaque groupe s’est trouvé coincé et s’est détruit en en excluant les autres. On vous disait que si vous n’étiez pas Catholique, vous n’aviez pas le droit d’être croate ; si vous n’êtes pas orthodoxe, vous n’avez pas le droit de vous appeler serbe ; et si vous n’êtes pas musulman, vous n’avez pas le droit d’être Bosniaque.

Les sociétés vont vers plus de pluralisme quant au sens de l’identité et de l’appartenance de tous —même quand ils sont de religion ou de groupe ethnique identiques, et parlent la même langue. Il faut gouverner cette diversité d’appartenance. L’art de gouverner est d’amener les gens à ne pas se tuer les uns les autres, et à avoir un minimum de respect les uns pour les autres. Les dirigeants ont en outre besoin d’un projet avec lequel tous les divers peuples peuvent s’identifier et avoir un intérêt partagé. Il peut y avoir une pluralité d’idées, mais tous doivent se rallier à un projet commun.

On dira : plus le niveau culturel est élevé, plus on a de chances d’adhérer à la paix et à la démocratie. L’Allemagne était d’un haut niveau de développement culturel, scientifique, technologique, musical, et artistique mais elle déclencha deux guerres mondiales au vingtième siècle.

L’Éducation à la paix ne se limite pas au droit de vote. Le droit de vote est un élément nécessaire en démocratie mais pas suffisant. Le chef est légitimé par le vote, pas par les bottes. La démocratie seule garantit que si les dirigeants agissent mal, le peuple peut les éconduire. Il ne garantit un bon gouvernement qu’à long terme. Il faut progresser sans cesse et faire les choses pour le long terme.

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S.M. Moon: Le 21e siècle et la paix

April 30, 2008


Dieu a choisi et élevé les États-Unis d’Amérique selon le dessein de Sa providence, éduquant le peuple américain par le christianisme. La civilisation sur le continent nord-américain, baignant dans la foi, a transmis au monde les principes de liberté de religion et de respect des droits de l’homme. Les États-Unis ont sur leurs épaules la responsabilité d’amener l’harmonie et l’unité parmi les 6.5 milliards d’habitants du globe et de hâter la création d’un monde idéal de paix.

La civilisation connaît actuellement une étape marquante de son développement. Nous sommes à un tournant décisif où nous pouvons accomplir la providence de construire la patrie de Dieu et son royaume de paix comme point culminant de l’histoire humaine.

La tâche de réformer les Nations unies doit s’accélérer ; même chose pour la mission de la Fédération pour la paix universelle comme ONU de type « Abel » ou ONU de paix, lancée le 23 septembre 2007. Voilà comment nous étendrons l’idéal de Dieu pour Sa création aux domaines de la politique, de l’économie, de la culture et de l’éducation, tout cela sous la sphère du cœur et de l’amour de Dieu.

Aucune nation ne peut faire exception. Tous les murs et barrières qui divisent la famille humaine doivent céder devant les vagues de la fortune céleste venant sur terre à notre époque. C’est en héritant le fondement victorieux qu’ont amené les Vrais Parents du Ciel et de la terre et en vous l’appropriant que vous bâtirez la patrie de Dieu de vos mains !

Quiconque pratique l’amour vrai vivra avec Dieu, partagera Son bonheur, et sera en droit de participer à Son œuvre. Une vie vécue pour les autres est le préalable absolu pour entrer dans le royaume de Dieu. C’est la nouvelle façon de vivre, modelée sur une famille dont les membres vivent tous pacifiquement en étant axés sur Dieu. C’est votre responsabilité d’ambassadeurs de paix de chercher et de fonder des familles du royaume de Dieu.

Veuillez ne pas oublier que la démocratie telle que nous la connaissons aujourd’hui est avant tout une idéologie de la fraternité. Comme telle, la démocratie joue un rôle de transition, et il faudra rapidement faire un bond révolutionnaire vers une civilisation du cœur et de l’amour de Dieu, l’âge des vrais parents et des vraies familles.

Je prie sincèrement et j’espère que vous graverez dans vos cœurs ces paroles que je vous ai transmises et vous en servirez pour éduquer vos enfants, les autres jeunes, et tous les citoyens de vos nations. Que les bénédictions de Dieu soient avec vos familles, vos nations, la région du Pacifique et « l’ONU de type Abel » !

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De nouvelles opportunités dans un nouveau monde

April 30, 2008


C’est une joie d’être ici avec un esprit ouvert pour comprendre un nouveau monde. L’Amérique latine doit se voir comme une seule entité. Aujourd’hui nous avons écouté Monseigneur Luis Del Castillo, un évêque catholique romain, et le révérend Moon évoquer diverses approches vers une même spiritualité. Certains d’entre nous ne sommes liés à aucune religion, mais les valeurs spirituelles nous sont communes. Nous pouvons donc nous rejoindre sur les idées de famille, de dignité humaine, de liberté de conscience, et de droits de l’homme.

Comme le disait un poète : « Ce que nous laissons derrière nous est irréversible, aboli, mais les oripeaux de l’absolutisme se battent pour leur survie. Il y a devant nous un horizon dégagé et radieux mais inconnu. Au milieu, il y a quelque chose comme un océan en mouvement, difficile à définir. Et alors que nous marchons, nous ne savons pas si nous mettons les pieds sur des graines ou des cendres. » S’agit-il des graines de l’avenir ou des cendres du passé ? Devant nous s’étend un monde nouveau, caractérisé par la mondialisation, la révolution scientifique et technologique, la démocratie politique, l’économie de marché, et la société de la connaissance—un monde pluraliste après la Guerre froide.

La mondialisation aide les êtres humains à se rapprocher. Une révolution est en marche. Tout ce qui peut contribuer au bien-être peut se mondialiser, mais il y a aussi les stupéfiants, les trafics, les vices, etc. sans compter l’affaiblissement de l’État. Il y a des risques, qui amènent des problèmes. La révolution scientifique et technologique est merveilleuse car elle nous donne des vies plus longues et meilleures. Mais elle peut aussi détruire le monde. Les États sont responsables de la contrôler.

Churchill disait : « Nul ne prétend que la démocratie est parfaite ou omnisciente. D’ailleurs, il a été dit que la démocratie est la pire forme de gouvernement à l’exception de toutes les autre formes qui ont été essayées au fil du temps. » L’Amérique latine fait de grands efforts. Est-ce que nous gérons bien notre argent ? J’en doute. Nous avons un monde pluraliste. Il y a plus d’équilibre.

Il n’y a pas eu de Guerre froide en Amérique latine ; par contre il y a eu des guerrillas et des narco-guerrillas. Nous avons besoin d’une solution pacifique. Dans ce domaine, il nous faut des leaders d’opinion, des guides religieux et des figures de la société civile – des gens sur la ligne de front afin de se battre pour la paix et la confiance.

Je vois le 21e siècle comme le siècle de la connaissance. Pour les pays en voie de développement, c’est un défi. Concernant l’acquisition des mathématiques, des langues, et du savoir technique, la Corée, la Finlande, l’Irlande et l’Estonie décrochent les meilleurs résultats. Dans ces pays, le moteur du développement est l’organisation, la méthodologie, et le système éducatif. Plus qu’une affaire d’argent, c’est plutôt une question de créativité et de capacité d’analyse.

Un individu ne se développe pas tout seul ; le développement est lié à l’affection reçue dans la famille. Comme le dit le poème : « Quel genre de connaissance peut s’appuyer seulement sur l’information, et quel genre de sagesse ne s’appuie que sur la connaissance ? »

La sagesse est d’ajouter à notre savoir l’orbite de l’affection, de l’esprit, de la dignité, et de la dimension spirituelle, qui continue à être la seule force qui peut bouger des montagnes.

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G.H.W. Bush: Mettre l’excellence dans les Affaires Publiques

April 30, 2008

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Cela me fait plaisir de vous voir tous ici. Je viens d’avoir un entretien agréable avec le révérend Moon et je le remercie d’avoir amené ce groupe prestigieux à l’Université A & M du Texas.

Je tiens d’abord à remercier les organisateurs de la Fédération pour la paix universelle et la Fondation du Washington Times. J’ai toujours cru et je pense encore que le Washington Times a su rétablir un équilibre bien nécessaire dans le traitement de l’actualité à Washington.

Les défis à relever dans nos pays et les problèmes régionaux que nous partageons comme voisins sont aussi complexes que pressants. Les serviteurs de l’État que vous êtes font donc face à des exigences plus grandes que jamais. Ces défis sont trop sérieux pour que des dirigeants chargés de l’intérêt général fassent fausse route.

Ce n’est pas le moment de se replier sur soi-même — je parle de mon pays. Je me souviens d’avoir effectué comme président un voyage que beaucoup trouvèrent mal venu à Cartagena, en Colombie, pour montrer la solidarité des États-Unis avec ceux qui veulent simplement vivre en paix et repousser les entraves et les dangereuses exigences des barons de la drogue et des terroristes. Mais je suis très heureux d’avoir fait le voyage et d’avoir montré que les États-Unis s’impliquaient pour combattre le trafic de stupéfiants.

Travailler ensemble pour la paix et le développement en Colombie est de la plus haute importance. Dans tout l’hémisphère, c’est vital, et j’espère que cela continuera d’être un domaine où les liens bilatéraux seront forts et productifs. Ce doit être une affaire de conscience et non de conflit.

Je salue votre dévouement à l’excellence dans le service public. Et je salue le révérend Moon et ses associés pour l’aide qu’il apporte d’une façon très tangible.

Je sais que le débat fait rage sur ce sujet ici même aux États-Unis, mais la politique et le service public sont à mes yeux très respectables. Etre appelé à servir son pays reste pour moi un honneur. C’est vrai, il en est qui trahissent la confiance du public. Mais j’ai aimé passer un certain temps dans des missions d’élu ou en service commandé. Je porte au système un grand respect.

Les défis à relever dans nos pays et les problèmes régionaux que nous partageons comme voisins sont aussi complexes que pressants.

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A. Betancourt : Les Etats-Unis et l'Amérique latine, vers une alliance de paix

March 20, 2008

Qu’on le veuille ou non, qu’on s’en rende compte ou pas, le monde va vers son unification, devenant le monde du village global. Notre monde est en train de devenir lentement une seule famille humaine, certes fort divisée et dysfonctionnelle, dont beaucoup de membres se battent pour des conflits d’opinions, d’idéologies, de religion, de race, de classe, de nationalité, de ressources.

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Intérêt global pour l’initiative de formation du caractère

March 11, 2008

L’automne 2007 aura été intense pour les activités de formation caractère. Les représentants de la FPU ont parcouru en un mois quatre pays différents ; en outre des représentants de plus d’une douzaine de pays ont suivi des séminaires et prévu de ramener chez eux le message de formation du caractère.

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Nepal - Faire avancer le processus de paix

January 16, 2008

Les dirigeants des trois principaux partis politique népalais, ainsi que le président de l’Organisation des droits de l’homme et un ancien ambassadeur indien au Népal ont trouvé un terrain d’entente alors que cette nation himalayenne gravit les pentes de la transition vers un nouveau Népal démocratique.

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De jeunes italiens découvrent la réalité de la jeunesse israélienne et palestinienne

January 4, 2008


Une vingtaine de jeunes italiens âgés de 16 à 24 ans ont passé une semaine en Israël et dans les territoires palestiniens pour y découvrir la jeunesse et prendre part à des activités bénévoles dans la communauté. M. Giorgio Gasperoni, secrétaire général de la FPU à San Marin, conduisait le groupe de lycéens et d’étudiants, venus de dix villes italiennes.

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Pérou - Redonner de l’espoir aux survivants d’un séisme

January 2, 2008

Les ambassadeurs de paix au Pérou ont été fort occupés en décembre 2007 ; en pleine saison de bonne volonté, ils ont saisi cette occasion pour visiter certaines des zones les plus déshéritées du pays pour leur apporter un soutien et l’espoir d’un meilleur avenir.

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S. Goswami : Un changement de paradigme spirituel

December 17, 2007

Nous sommes incontestablement devant une crise d’une ampleur générale. Les raisons en sont nombreuses. Une crise surgit avant tout quand on est dépourvu de ressources devant une situation. En général, c’est ainsi. Mais pourquoi est-on dépourvu ? Et de quoi ?

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Une grande journée de Festival à Manille

December 13, 2007

Le 12 décembre 2007, la grande célébration du Festival international de la paix 2007 s’est déroulée dans les tribunes historiques du Quirino de Manille, la capitale des Philippines. L’événement était le point d’orgue d’une multitude d’activités et de spectacles autour du thème « la paix globale et une seule famille mondiale. »

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Philippines - Une grande journée de Festival

December 13, 2007

Le 12 décembre 2007, la grande célébration du Festival international de la paix 2007 s’est déroulée dans les tribunes historiques du Quirino de Manille, la capitale des Philippines. L’événement était le point d’orgue d’une multitude d’activités et de spectacles autour du thème « la paix globale et une seule famille mondiale. »

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J. De Venecia : La règle d’or comme éthique globale

December 12, 2007

Notre aspiration universelle à la paix nous réunit ici. La paix sur terre est la priorité de nos besoins, c’est aussi notre quête collective la plus ardue. Il y a une absence criante de bonne volonté parmi les hommes dans le monde actuel.

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Sierra Leone - Un séminaire apporte de l'espoir

December 4, 2007

Un Séminaire sur la bonne gouvernance et le leadership a ouvert de nouveaux horizons pour s’adresser aux membres du parlement de la Serra Leone, pays d’Afrique de l’Ouest. Il s’est déroulé dans la salle des Commissions N°1 de l’enceinte du Parlement de Freetown, les 3 et 4 décembre 2007.

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Belgique - la coexistence entre les religions

December 2, 2007

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Le 1er décembre 2007, l’Ambassade de paix de Bruxelles accueillait un colloque international sur le dialogue interreligieux pour une paix globale. Les participants ont adopté à l’unanimité une résolution intitulée : « Déclaration de paix de Bruxelles sur la coexistence religieuse ». Ils ont insisté sur l’importance de l’harmonie interreligieuse et de résoudre les conflits pour combattre l’extrémisme, l’intolérance, la haine et la violence au nom de la religion.

La conférence était organisée par la Fédération pour la paix universelle-Belgique et l’Institut de la paix et du développement (INSPAD), un cercle de réflexion européen. Les deux organisations ont déclaré vouloir oeuvrer ensemble pour promouvoir et préserver la paix, la justice, les droits de l’homme, l’égalité, une fraternité sincère et la tolérance. Il est bon de cultiver des liens d’amitié entre les peuples de cultures et de religions diverses pour créer un environnement de paix et d’harmonie entre les communautés.

Un éminent intellectuel pakistanais, le major général (en retraite) Muhammad Tahir, directeur de l’éducation au bien-être pour la Fondation Fauji du Pakistan, était le principal orateur et a reçu le prix de la paix 2007 de l’Institut de la paix et du développement. La FPU l’a par ailleurs nommé Ambassadeur de paix.

Il a décrit les principes de base et les valeurs morales gouvernant les rapports des pays islamiques avec d’autres nations. Toutes les religions, a-t-il précisé, prônent un message de paix, d’harmonie, d’amour, et de compassion. La justice étant un droit inaliénable de tout homme, il est interdit, selon lui, d’opprimer l’autre, quelle que soit sa religion, sa race ou son ethnie.

Le général Tahir entrevoit l’aube d’une culture mondiale où les histoires et traditions des diverses cultures et civilisations sont respectées et acceptées. Il espère que l’hostilité et l’oppression cèderont la place au respect et à la tolérance alors que les peuples reconnaîtront que tous ont des droits fondamentaux
à vivre paisiblement et pratiquer leur tradition culturelle ou leur religion.

Représentant les organisations hôtes, M. Amin ul Haq, qui préside l’Institut de la paix et du développement, a redit l’engagement de son organisation à combattre le terrorisme et l’extrémisme sous toutes ses formes et le recours à des symboles religieux ou des valeurs ethniques pour générer des conflits, nourrir des guerres, ou justifier le terrorisme. M. Philippe Jacques, Secrétaire général de la Fédération pour la paix universelle-Belgique, a évoqué le travail de la FPU pour promouvoir l’entente et la tolérance parmi les peuples de toutes les religions à partir de sa vision de l’humanité comme une seule famille en Dieu.

Les autres intervenants ont donné des exemples d’initiatives interreligieuses, notamment la toute jeune plate-forme européenne pour la coopération entre juifs et musulmans, facilité par le CEJI, organisation qui réclame une contribution juive à une Europe ouverte. Des Pays-Bas, Ingmar Jurgen Metthezing, un moine bouddhiste, a décrit le pouvoir des techniques de méditation pour induire des pensées positives et pacifiques. Joginder Singh de la société Gurdwara Sikh de Bruxelles a montré en quoi la tradition sikh peut contribuer à la coexistence
pacifique entre les divers peuples d’Europe.

Le Secrétaire général de l’Organisation de la conférence islamique, le professeur Ekmeleddin Ihsanoglu, et le haut commissaire de l’ONU pour les Droits de l’homme, Mme Louise Arbour, ont félicité les ONG pour leur initiative d’organiser cet évènement. M. Willy Fautre, directeur de Droits de l’homme sans frontières international, a dit sa joie de voir ces efforts pour promouvoir la tolérance et le respect parmi les diverses fois dans le monde.
Pensant à l’avenir, les participants ont décidé d’établir un Comité permanent de coopération interreligieuse, regroupant des intellectuels religieux et des représentants des différentes fois et communautés, ONG et media.

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Cette ONU qu’il faut réformer, quand un ancien membre de l’ONU s’exprime

December 1, 2007

« Il faut réformer le Conseil de sécurité des Nations unies pour refléter la réalité du monde telle qu’elle est. » Le Dr Sukehiro Hasegawa, ancien représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU à Timor Leste, s’exprimait ainsi lors d’un forum en novembre 2007 qui réunissait des diplomates, des politiciens et des militants de la paix à Tokyo.

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Israel - Des druzes assistent à une conférence

October 31, 2007

TIBERIAS, ISRAEL : Au quartier général des Druzes qui surplombe la Mer de Galilée, un théologien juif s’est incliné pour embrasser le tombeau de Jethro, le beau-père de Moïse.

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